1959-2003: l’histoire des précédentes Présidences italiennes
Les résultats atteints dans le passé par les Présidences italiennes du Conseil Ue.

Traités de Rome - 1957

Les débuts de l’Italie à la Présidence du Conseil Ue ont lieu en juillet 1959, quand Antonio Segni siège au Palais Chigi (le siège du Gouvernement). Le    1er juillet 1968 le gouvernement de Giovanni Leone assume la conduite du semestre de Présidence, le jour même où pour les six pays fondateurs  (l’Allemagne, la France, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas et l’Italie) entre en vigueur l’Union douanière.

Par la suite, quelques étapes fondamentales dans le processus de construction communautaire ont eu un élan particulièrement important grâce à la  Présidence italienne. Citons notamment :

- en décembre 1975, à Rome, le Conseil européen décide de l’élection au suffrage universel du Parlement européen dès le printemps 1978 ;

- en juin 1980, à Venise, le Conseil européen approuve quelques déclarations politiques et, notamment, celle connue comme déclaration de Venise sur  le Moyen-Orient, dans laquelle l’on reconnaît, entre autres, le droit à l’autodérmination du peuple palestinien et le droit de tous les États de la région, y  compris Israël, à l’existence et à la sécurité ; un premier signal d’une évaluation commune de politique étrangère des États membres. De plus, comme  conséquence de la deuxième crise énergétique qui frappe l’Occident, les Neuf invitent au dialogue euro-arabe sur les problèmes énergétiques ;

- en juin 1985, à Milan, le Conseil européen décide de réaliser dès fin 1992 le marché unique européen et, dans ce but, il approuve la convocation d’une  Conférence intergouvernementale qui conduira à l’Acte unique européen (17 février 1986), la première réforme institutionnelle CEE après le Traité de  Rome ;

- en octobre 1990, à Rome, le Conseil extraordinaire européen se conclut par l’approbation de deux documents, l’un sur l’Union politique européenne et l’autre sur l’Union monétaire européenne. Le Conseil exprime la volonté de transformer graduellement la Communauté en Union et l’on décide la création d’une citoyenneté européenne qui s’ajoutera à celles nationales ;

- en décembre 1990, à Rome, le sommet des Chefs d’État et de gouvernement  met en marche les deux Conférences intergouvernementales (CIG) sur l’Union politique et sur l’Union économique et monétaire. Les deux CIG conduiront à la signature du Traité de Maastricht (7 février 1992) qui marque la naissance de l’Union européenne. Parmi les artisans de Maastricht rappelons Guido Carli, à l’époque ministre du Budget ;

- en mars 1996, à Turin, un sommet extraordinaire inaugure la Conférence intergouvernementale pour la révision du Traité de Maastricht. La présidence italienne  soumet à l’examen du sommet la clause de la flexibilité : les États qui voudront parcourir plus rapidement le chemin de l’intégration pourront le faire, mais dans le cadre communautaire et en s’engageant à aider les autres à les rejoindre ;

- en juin 1996, à Florence, le semestre de Présidence italienne se conclut par la reconnaissance unanime de la première phase des travaux menés par la CIG, ces travaux conduiront à la signature du Traité d’Amsterdam (2 octobre 1997). Le Conseil européen parvient à un accord sur la crise dite de la «vache folle» et met en place Europol, l’Office européen de police ;

- en octobre 2003, à Rome, se tient la session inaugurale de la CIG pour la rédaction et l’adoption de la version définitive de la première Constitution européenne, base pour le futur Traité de Lisbonne. En octobre 2004 à Rome, les Chefs d’État et de gouvernement et les ministres des Affaires étrangères des 25 États membres et de deux pays en voie d’adhésion participent à la cérémonie de la signature du Traité et de l’Acte final établissant une Constitution pour l’Europe.

 

 

 

Dernière mise à jour: mercredi 11 juin 2014